Crise immobilière à Bordeaux : une nouvelle pénurie de logements en location 

Bordeaux

Daniel Seignat, directeur de l’Union des syndicats de l’immobilier, tire la sonette d’alarme une nouvelle fois. En effet, trouver un appartement en location pour la rentrée de septembre à Bordeaux est devenu un véritable parcours du combattant. Les appartements se font de plus en plus rares dans la capitale girondine avec une baisse de 34% par rapport à l’année dernière, soit presque deux fois moins de logements disponibles. Retour sur ce phénomène qui devient un vrai handicap pour la ville.

Les causes de cette pénurie

Cette pénurie n’est pas une surprise puisqu’en 2017, les étudiants avaient déjà alerté l’opinion publique sur le manque important de logements sur la ville de Bordeaux. Daniel Seignat, directeur de l’Union des syndicats de l’immobilier, a lancé une nouvelle alerte il y a peu estimant que la demande était trop largement supérieure à l’offre. Ce phénomène aurait déjà apparu en 2016 pendant l’Euro. Bien que certaines agences, comme cette agence bordelaise, arrivent encore à trouver des biens par la qualité de leurs prestations, d’autres semblent avoir fait table rase.

2018 signe l’année la plus compliquée en matière de pénurie de logement puisque le phénomène apparaît beaucoup plut tôt dans la saison que pour les années précédentes. Tous les indicateurs semblent être dans le rouge. Les appartements T3 et T4 sont les plus impactés par cette baisse de logements.

L’une des premières cause serait le phénomène de meublés saisonniers type Airbnb. Bien que les dernières dispositions visaient à restreindre le nombre de nuitées maximum de 120 jours, cela n’a pas suffi à rééquilibrer l’offre puis qu’encore 10 000 logements sont loués dans ce cadre là à Bordeaux. Les propriétaires ont plus intérêt à passer par ce type de services, beaucoup plus rentables, pour louer leurs biens immobiliers.

Quelles solutions ?

Les solutions proposées restent encore vagues même si l’idée principale serait de donner envie aux bailleurs de réinvestir et de leur donner ainsi un certain rôle sociétal. Il faut installer des dispositifs plus attractifs pour attirer les locataires et les faire devenir des propriétaires. Pour cela, l’idée serait de rééquilibrer la fiscalité de la location saisonnière et traditionnelle afin de donner l’envie de louer ses bien sur le long terme.

D’autres réglementations auraient également un effet contre-productif, comme la loi Boutin interdisant au bailleur de cumuler une assurance loyer impayé. Les dispositions semblent encore assez vagues mais on espère d’ici l’année prochaine un changement important afin de continuer à permettre aux jeunes de venir étudier sur les terres de la Garonne.

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