Le Grand Prix d’Amérique, qui a eu lieu le 26 janvier dernier à l’Hippodrome de Vincennes, est la course de trot la plus importante au monde. Pour cette édition 2020, les parieurs ont misé plus de 40 millions d’euros, ce qui en fait l’événement hippique le plus joué en France. Cette manifestation est l’occasion de rappeler les règles fiscales françaises applicables aux gains.

La fiscalité des jeux d’argent en France

Les gains relatifs aux jeux de hasard et aux paris sportifs, que vous pouvez réaliser sur NetBet par exemple, sont attachés à une fiscalité spécifique. Les gains liés à la pratique des jeux de casino ou de grattage ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Cependant, si vous placez vos gains sur une assurance vie par exemple, des prélèvements sociaux sont appliqués. En outre, si vos gains de casino dépassent la somme de 1 500 euros, un pourcentage de 12 % est prélevé au niveau de la CSG. Le casino acquittant directement cette taxe, vous recevez en fait le montant net de ce que vous avez gagné.

Au-delà des questions fiscales, sachez que l’IFAC, Institut fédératif des Addictions comportementales, alerte les joueurs contre les effets de l’addiction aux jeux d’argent. Une étude de l’Observatoire des jeux fait état de la présence d’1 million de personnes à risque modéré et 200 000 individus excessifs en France, ce qui représente près de 2,7 % des joueurs.

Le cas particulier des paris hippiques

Le parieur hippique moyen est un homme âgé de plus de 35 ans, qui joue principalement lors des courses de trot. Il dépense en moyenne 500 euros par ans, et engage de plus en plus ses mises en ligne, au moyen d’un ordinateur. Les territoires à forte culture équine, comme la Normandie, sont des grandes terres de joueurs hippiques.

Les mises des joueurs sont soumises à un certain nombre de prélèvements. 7,10 % reviennent à l’état, en plus de la TVA. 6 % sont dédiés aux frais de gestion des PMU, tandis que 2,2 % servent à rémunérer les points de vente. Enfin, 8 % de la somme est réservée aux professionnels des courses, comme les propriétaires, les jockeys ou les éleveurs.

Les paris hippiques obéissent également à une fiscalité particulière, attachée à celle des jeux de hasard. La règle de base pour les joueurs particuliers est donc la non-imposition des gains. L’administration fiscale ne les considèrent en effet pas comme des revenus, mais comme des bénéfices exceptionnels. Néanmoins, si les gains sont réguliers et s’ils représentent un revenu complémentaire, il est obligatoire de les déclarer dans le cadre des bénéfices non commerciaux. Les règles fiscales applicables dépendent du montant et de la récurrence des gains.

L’imposition des gains en matière de paris hippiques est donc assez floue. Pour être sûr de bien respecter les règles, nous vous recommandons de prendre contact avec votre centre des impôts.

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