Zone euro : refonte majeure de l’équipe dirigeante de la BCE

Siège de la banque centrale européenne

Il y a quelques jours, les ministres des Finances des pays membres de la zone euro se sont réunis pour nommer le nouvel économiste en chef de la BCE (Banque centrale européenne). C’est donc l’irlandais Philip Lane qui remplacera le Belge Peter Praet dès le 1er juin 2019. Une nomination qui intervient au début d’une refonte globale de l’équipe dirigeante et en plein cœur des nombreuses tourmentes économiques qui menacent l’Europe.

Du changement à la BCE en 2019

Le départ de Peter Praet au profit de Philip Lane au poste d’économiste en chef de la BCE n’est que le premier changement d’une longue liste de changements que va connaître la direction de la BCE au cours de l’année 2019. Évidemment, les plus importants concernent le poste de président de la BCE et celui, plus flou, de « ministre des Affaires étrangères » et « homme des marchés ».

Effectivement, le président actuel de la BCE, l’Italien Mario Draghi, quittera son poste à la fin du mois d’octobre et l’actuel « ministre des Affaires étrangères », le Français Benoit Cœuré, quittera son poste à la fin de l’année 2019. De plus, les élections européennes de mai 2019 devraient grandement influencer la nomination d’autres postes clés de la BCE.

Des élections et des nominations au cœur d’une zone euro troublée

Les événements que prévoit l’année 2019 risquent de déstabiliser une zone euro déjà troublée alors que la crainte d’une deuxième crise de la dette européenne se fait de plus en plus importante à mesure que l’économie européenne et allemande montre des signes d’essoufflement. La zone euro est de plus en plus endettée et les observateurs craignent que la crise de 2008 ne se répète à plus grande échelle.

Tout comme la Grèce avait dû subir les obligations économiques imposées par la zone euro lors de la crise, c’est avec l’Italie que l’UE a entamé un bras de fer depuis plusieurs mois, notamment sur la question du budget du pays. La situation est actuellement si trouble que peu d’économistes osent s’exprimer ou se lancer dans la bataille. Philip Lane était d’ailleurs le seul candidat au poste d’économiste en chef et son élection n’est donc pas du tout une surprise.

Une zone euro très endettée alors que l’Euro est à un niveau historiquement bas

Ce qui inquiète beaucoup d’observateurs, c’est d’abord le niveau historiquement bas de l’Euro par rapport au Dollar américain. Depuis sa chute impressionnante au cours de l’année 2014, il n’a jamais réussi à retrouver la force qu’il avait au début de l’année 2008. Certains économistes s’en réjouissent pourtant, expliquant qu’un euro trop fort est souvent le signe artificiel d’un surendettement de la population.

Pourtant, la population européenne est actuellement surendettée, mais le cours de l’Euro ne semble pas pour autant remonter. Voilà qui inquiète grandement beaucoup d’économistes et qui fait peser une lourde responsabilité sur les épaules de la BCE. Philip Lane est connu pour être plutôt conciliant en matière de politique monétaire et surtout préoccupé par le maintien de la croissance. Beaucoup d’observateurs doutent du bien-fondé d’une telle politique et s’interrogent sur l’avenir.

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